lundi 29 juin 2009
Reconnaissance au niveau Licence : l'ANAS, France ESF, la FNEJE et l'ONES écrivent au Président de la République
L'Association nationale des assistants de services sociaux (ANAS), France économie sociale et familiale (FESF), la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE) et l'Organisation nationale des éducateurs spécialisés (ONES) ont interpellé le président de la République, jeudi 25 juin, pour lui demander la reconnaissance au niveau licence des formations en travail social. Voici la lettre :
Monsieur le Président de la République,
Nous venons aujourd’hui soumettre à votre haute considération notre demande de débloquer et d’accélérer le processus menant, conformément au cadre européen, à la reconnaissance au niveau Bachelor (L) des professions du travail social.
Nos diplômes nécessitent trois années pleines de formation après le baccalauréat. Leurs niveaux respectifs ont à plusieurs reprises été relevés car les professionnels qualifiés
interviennent dans des domaines sensibles nécessitant la mise en œuvre de compétences fortes conjuguant savoir faire, savoir être et savoir théorique.
Or, La France se trouve être l’un des derniers pays européens où ne subsiste qu’une reconnaissance « bac+2 » pour ces formations et où les exigences européennes du Processus de Bologne ne sont pas encore appliquées aux formations en travail social.Cette anomalie a des conséquences directes et graves.
- La sous-évaluation génère le sentiment d’une forme de mépris envers nos professions. La mise à niveau que nous attendons constituerait un acte positif : une véritable reconnaissance de l’utilité et de l’importance de nos qualifications et compétences.
- Elle limite les possibilités d’évolution en termes de carrières ou d’études. Dépasser cette situation renforcerait la motivation des professionnels, lesquels ne se sentiraient plus dans une « impasse professionnelle ».
- Alors que les besoins sont importants, notamment en raison des départs de retraite, et des politiques sociales actuelles, elle renforce la baisse de l’attractivité de ces filières. Cette reconnaissance serait un signal positif pour celles et ceux qui souhaitent s’y engager.
- Cette situation isole les professionnels et notre pays de l’Europe. Permettre de transposer un niveau d’études et de pouvoir exercer dans un autre pays sont des enjeux importants de cette réforme.
Aujourd’hui, le cadre européen vise à la convergence des systèmes de formation supérieure. Le Processus de Bologne entrera en vigueur en 2010. Les critères de Dublin, précisant les niveaux de compétences validant une formation et une profession au niveau Licence, s’appliqueront à partir de 2012. Nous soutenons que nos diplômes et professions sont conformes à ce niveau et nous pouvons dès à présent l’argumenter.
Deux possibilités s’offrent à la France. Attendre 2012 et adopter au dernier moment une reconnaissance d’ores et déjà légitime. Ou avancer dès aujourd’hui.Monsieur le Président, vous avez fait avancer le dossier de la reconnaissance européenne des professions paramédicales à leur juste niveau d’études. Nous vous demandons la même initiative volontaire pour les professions de l’aide et du soutien en travail social. Vous avez ainsi l’occasion de permettre que se produise un événement que les professionnels attendent et revendiquent depuis des dizaines d’années.
Restant à votre disposition et espérant un engagement fort de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos respectueuses salutations.
Pour :
Madame MISLIN, Présidente de la FNEJE
Madame GRESSER, Présidente de France ESF
Monsieur VAUCHEZ, Président de l’ONES
Madame LEGLISE, Présidente de l’ANAS
Source : Passerelles-EJE
lundi 26 janvier 2009
[FNEJE] Lettre envoyée aux syndicats, concernant la convention collective 66
Nantes, le 20 janvier 2009
Copie du courrier transmis aux syndicats :
SNASEA, SOP, FEGAPEI, CFDT Santé Sociaux, SGEIH-CFTC, FO Santé Sociaux,
UFAS-CGT, CFE CGC, Fédération CFTC Santé et Sociaux, CFDT Santé sociaux
Madame, Monsieur,
La Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants (FNEJE)
association loi 1901, créée en 1945, se donne pour but d'unir, de
promouvoir, et de faire évoluer la profession d'Educateur de Jeunes
Enfants.
Elle représente aujourd'hui 15000 professionnels et vise, par
son action à participer au travers des différentes instances de
concertation qui sont mises en place, à l’élaboration de la politique
petite enfance mais aussi par sa mission de veille à garantir que
les compétences des éducateurs de jeunes enfants soient reconnues
à leur juste valeur.
La Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants vient
de prendre connaissance du projet texte de la convention 66 rénovée.
Nous avons étudié avec intérêt ce texte et notamment ce qui
concernait la filière « Éducation et intervention sociale ».
Notre Fédération désire vous faire part des préoccupations de
notre profession et des interrogations que ce projet suscite.
Après examen et analyse de ce texte, nous avons été surpris de
constater que les éducateurs de jeunes n’étaient pas classés dans le
niveau de classification Technicien supérieur d’éducation comme leur
diplôme d’état d’éducateur de jeunes ayant une certification de
niveau III, devrait leur permettre d’y prétendre. Ceci en
parité avec les autres diplômes tels que Éducateur spécialisé,
éducateur technique spécialisé, conseillère en économie familiale et
sociale qui possèdent les mêmes cursus de formation . Nous vous
rappelons que
le diplôme d’Etat d’EJE est homologué au niveau III depuis 1973, son année de création.
Or ces professionnels dans leur activité professionnelle quotidienne
s’attachent à favoriser le développement global et harmonieux
des enfants en stimulant leurs potentialités intellectuelles,
affectives, artistiques. Ils prennent en charge le jeune enfant dans sa
globalité en lien avec sa famille : ce qui suppose une éthique, des
connaissances et des techniques spécifiques. Cela entraîne, en outre,
un travail en équipe, l’élaboration, la mise en œuvre, l’évaluation
des projets éducatifs et sociaux et la contribution au projet
d’établissement et de service.
Ils ont un positionnement particulier dans le champ du travail social,
spécialiste de la petite enfance, ils ont pour mission
d’adapter leurs interventions aux différentes populations, ils
préviennent les inadaptations socio-médico-psychologiques. Ils
créent un environnement permettant la construction de liens sociaux et
un accompagnement de la fonction parentale. Pour accomplir ces
missions, ils sont amenés à développer des partenariats avec les
professionnels du champ sanitaire, social et de l’éducation nationale.
Nous vous rappelons que par décret n° 2005-1375 du 3
novembre 2005 et arrêté du 16 novembre 2005 le diplôme d’Etat
d’éducateur de jeunes enfants est en concordance totale avec les
autres diplômes du niveau III à savoir 1500h d’enseignement théorique
et 2100 h de formation pratique.
Ces éléments nous conduisent à espérer obtenir un réexamen du
niveau de classification des EJE, et ceci à double titre :
• son niveau de classification au niveau III n’a pas été pris en compte depuis plus de vingt ans,
• son niveau de formation est aujourd’hui le même que les autres professionnels du niveau III.
Nous restons à votre disposition pour tout complément d’information.
Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos cordiales salutations
Mme Monique MISLIN, présidente de la FNEJE
jeudi 6 novembre 2008
10 000 pages visionnées!
Bonjour à tous,
Avec ce chiffre symbolique des 10 000 pages consultées dépassé, c'est l'occasion de vous communiquer quelques chiffres sur le blog. Depuis le 19 mai 2007 :
- 125 messages postés
- 5223 visiteurs
- 40 liens vers d'autres sites
- 10 liens vers d'autres blog
- la possibilité de suivre 6 flux RSS de différents sites (bas de la colonne de droite)
Un petit graphique pour illustrer tout ça :
Merci à vous pour vos visites et n'hésitez pas à laisser vos commentaires!!
Petit rappel : vous pouvez vous abonner au blog pour recevoir un avis à chaque message posté en laissant votre courriel dans la colonne de gauche du blog.
A++
lundi 13 octobre 2008
Communiqué : pour une reconnaissance au niveau Bachelor



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COMMUNIQUE
13 octobre 2008
Pour la reconnaissance au niveau Bachelor
Les associations professionnelles des travailleurs sociaux :
- ANAS – Association Nationale des Assistants de Service Social
- France ESF – France Economie Sociale et Familiale
- FNEJE – Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants
- Objectif ONES – Objectif Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés
Se sont réunies une première fois le 13 juin 2008.
Elles ont échangé sur les situations actuelles de chacune des professions et se sont accordées sur l’importance d’initier un travail en commun ayant comme objectifs de :
- Créer un espace d’expression pour les professionnels du travail social
- Développer une posture de veille et de vigilance face aux évolutions du secteur social
- Coordonner et mette en oeuvre des initiatives communes sur des questions précises intéressant l’ensemble des professions.
Les associations des professions sociales se proposent de porter une parole à la fois convergente en s’appuyant sur leur socle commun et transversal de références et de compétences, et à la fois spécifique, respectueuse des identités professionnelles et du coeur de métier de chacun.
Elles ont décidé de mener des initiatives conjointes, et / ou convergentes, afin de :
- Obtenir la reconnaissance de leurs diplômes au niveau L (Bachelor, 180 ECTS) dans la nomenclature européenne des diplômes de l’enseignement supérieur post baccalauréat (L, M, D)
- Affirmer et faire reconnaître que les nouveaux référentiels de formation, conduisent à former des professionnels en capacité de :
o Conceptualiser une pratique professionnelle
o Développer une expertise et une recherche concernant l’intervention sociale et socio-éducative
o Transposer les connaissances et le savoir faire dans différentes situations et champs d’intervention
L’obtention d’un diplôme de niveau III valide l’acquisition de ces compétences qui caractérisent le niveau L de l’enseignement supérieur.
Cette appartenance est reconnue de fait par les dispositions de gratification des stages des étudiants travailleurs sociaux de formations niveau III.
Contacts :
ANAS - www.anas.fr - info.anas@yahoo.fr - 01 45 26 33 79
FNEJE - 02 40 47 53 64 - fneje-delegation@fneje.fr
France ESF - www.france-esf.fr - virginie.gresser@laposte.net
Objectif ONES - Objectif O.N.E.S. / IREIS - 04 37 62 14 90 contact@ones-fr.org -
jeudi 9 octobre 2008
Nounou, un métier pas réservé aux femmes !
Bonjour,
TF1 a diffusé, dans son journal de 20 heures le 7 octobre 2008, un reportage intitulé "Nounou, un métier pas réservé aux femmes!"
Je vous mets le lien et ma réponse envoyée à TF1.
Bonjour,
Éducateur de Jeunes Enfants homme, je suis attéré par votre
reportage dans le journal de 20h du 7 octobre 2008.
Le métier d’éducateur de jeunes enfants (EJE) est sanctionné
par un diplôme d’Etat obtenu après 3 ans d’études après le bac. Pour plus
d’informations sur notre métier, je vous propose de consulter ce dossier :
http://www.passerelles-eje.info/dossiers/dossier_293_educateur+jeunes+enfants.html
Vous ne pouvez pas affirmer que nous sommes des nounous qui
fait référence au métier d’assistantes maternelles dont l’agrément fait suite à
seulement 120 heures de formation. Il faut comparer ce qui est
comparable !!
Enfin, la présence masculine au sein des crèches ne se limite
pas à porter différemment les enfants ou à faire la grosse voix. Pour cela, je
vous renvoie au numéro 105 et 107 de la revue FORUM de l’AFORTS (L'Association
Française des Organismes de formation et de Recherche en Travail Social) paru
en 2004 sur la professionnalisation des éducateurs de jeunes enfants et de
manière plus récente, au numéro 11 de l’EJE Journal « Les hommes dans la
profession d’EJE ».
L’éducateur homme apporte une référence autre aux enfants
qui n’évoluent plus ainsi dans un environnement exclusivement féminin. C’est en
montrant que homme et femme peuvent faire les mêmes tâches auprès des jeunes
enfants que des clichés comme ceux que vous avez illustrés par votre reportage
pourront cesser et que les professions de la Petite Enfance pourront s’ouvrir à
plus de mixité qui ne peut être qu’un plus pour les enfants.
Je vous remercie de faire le nécessaire pour rectifier cette image que vous avez fait de la profession.
Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Voilà. Si vous souhaitez comme moi réagir à cette vidéo et faire part de vos impressions sur ce reportage à TF1, un courriel : telespec@tf1.fr
A++
Eliiryc
mardi 20 mai 2008
Travailleurs sociaux : le déni de reconnaissance
Bonjour à tous,
Voici un nouvel article sur le sujet issu du site CityCampus.
Bonne lecture!
jeudi 7 juin 2007
Revendications des EJE de la Passerelle
Bonjour,
freia vient de mettre en ligne une synthèse des idées qui sont nées sur le forum "Mobilisation-Reconnaissance" de la Passerelle (cf. le lien ici) depuis le début de l'année 2007.
Elles sont le fruit de discussions diverses et c'est pourquoi il était essentiel de faire une synthèse de tous ses propos. Freia a eu ce courage. Merci à elle. Cela permet de rendre plus visible les idées qui sont nées dans ce forum.
Au-delà de ce développement d'idées fortement intéressante, j'espère que quelques-unes passeront l'étape du concret. Il y a là une base d'actions qui mériteraient d'être un peu prises en main pour que leur réalisation ne soit pas une utopie mais une réalité.
Quand je vois tout le travail de réflexion, je me dis qu'il y a déjà du chemin de fait.
Quand je vois ce qu'il resterait à faire, je me dis que le chemin est très long...
Elliryc
dimanche 27 mai 2007
EJE que comptes-tu faire pour ton avenir?
Il est difficile de laisser de côté cette actualité encore toute fraîche que sont les élections présidentielles. Le résultat est donc tombé il y a trois semaines. C’est M. Sarkozy qui est notre président.
Pour les EJE, quels changements ? EJE et politique font-ils bon ménage ?
Une discussion a été ouverte depuis quelques temps sur la Passerelle dans le forum. Elle a été très active et elle a permis à certains d’échanger.
Mais au final, et pour en revenir toujours au même point (nos revendications et notre mobilisation), l’EJE ne doit-il pas devenir aussi acteur de la vie politique de la collectivité où il travaille, où il vit ?
Je m’explique.
Nous faisons le constat amer que la Petite Enfance n’a pas été très présente dans le débat présidentiel. Mais, qu’a-t-il été fait pour y remédier ? Les collectifs enfance-0-rabais, pasde0deconsuite, la jeune coordination nationale des directeurs de structures Petite Enfance ont essayé d’interpeler à différents niveaux, les problèmes rencontrés par les professionnels de la Petite Enfance. En vain.
Alors, je me dis qu’il faut vraiment être acteur pour espérer faire avancer la situation. Qui a été à un meeting, un débat organisé par tel ou tel candidat ? Qui a prévu de rencontrer les candidats aux législatives ? Qui a prévu de s’investir lors des élections municipales l’année prochaine ?
Personnellement, je n’ai rien fait de tout cela. C’est sûrement un tort.
C’est peut-être aussi un tort de notre profession : le manque d’actions à tous les niveaux. Notre volonté de toujours faire correctement notre travail, d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions possibles fait peut-être notre propre mal : nous ne prenons pas assez le temps de nous défendre et donc indirectement aussi les enfants. C’est peut-être par une plus grande implication personnelle que la profession pourra ainsi en tirer les bénéfices. Mais qui a le temps de se lancer dans de telles démarches, d’utiliser encore de l’énergie après une journée de travail à jongler pour palier à toutes les situations, quand, en plus, il reste la vie privée à mener ?
EJE, que comptes-tu faire pour ton avenir ???
(extrait de la lettre d'information n°10 de www.passerelles-eje.info)
samedi 26 mai 2007
Actions de la FNEJE
Bonsoir,
en lien avec le message précédent, on peut remarquer ici l'action de la FNEJE.
Pour une fois, elle a communiqué sur cette évolution dont elle est un des acteurs avec les syndicats. Ce qui est dommage, c'est qu'elle nous livre l'information sur son site sans aucun commentaire sur son action ni sur les conséquences du décret dont elle parle en mettant le lien sur son site.
Et oui, il faut être adhérent pour avoir des informations plus précises par l'intermédiaire des comptes-rendus d'Assemblée Générale ou de Conseil d'Administration que les présidents d'antennes locales peuvent faire suivre. Les autres EJE ont le droit à l'info mais sans les explications. C'est pourquoi je me permets sur ce blog de compléter les informations par ce que j'ai en ma possession par le fait que je suis moi-même adhérent.
Ce qui me permet ici de renouveler le message que j'ai déjà répété beaucoup de fois sur le site de la Passerelle.
Si l'on veut être une profession plus reconnue, il faut donner du poids à l'organisation qui la représente. De plus, même si la FNEJE a encore des progrès à faire dans sa communication, cela permet d'être un plus informé de ses actions. Certains d'entre nous peuvent critiquer le prix de l'adhésion, le manque de réunions proches de leur lieu de travail ou domicile pour participer de manière plus active, mais il est certain que l'on ne peut pas critiquer quand on n'est pas acteur soi-même de la reconnaissance de sa profession.
Si vous souhaitez voir la FNEJE mener des actions plus visibles, rejoignez-la et essayez de lui insuffler un souffle plus actif. Une fédération est à l'image du nombre de ses adhérents et de leur état d'esprit. Il est facile de la critiquer sans essayer de faire un minimum pour son métier.
Adhérez, c'est déjà soutenir le mouvement en donnant à la FNEJE une meilleure représentation, en donnant une aide financière pour mener les actions et avoir un moyen d'être informé sur l'actualité de la profession qui reste quand même assez forte depuis quelques temps (réforme DE, nouveau décret 2007-230, décret des cadres socio-éducatifs....).
Au plaisir de lire vos réactions,
Elliryc

