samedi 5 septembre 2009
Prévention de la pandémie grippale : des dépliants d’information pour les professionnels de la petite enfance et les parents
Chaque hiver, la France connaît une épidémie saisonnière de grippe qui peut toucher de 5 à 10 %de la population
pendant 9 à 12 semaines en moyenne et un enfant sur trois. La grippe est donc un phénomène habituel pendant
la saison hivernale.
Mais, cette année,la France risque d’être confrontée à une épidémie de plus grande ampleur,causée par un virus grippal nouveau de type A (H1N1). Depuis l’émergence de l’alerte, nous en avons appris un peu plus sur ce virus.
Nous savons à l’heure actuelle qu’il est de virulence modérée (les grippes liées au virus A (H1N1) sont d’une gravité identique à celle des grippes saisonnières que nous connaissons chaque hiver). Mais nous savons aussi que ce virus se propage rapidement au sein de la population et en particulier chez les enfants.
Les enfants, notamment ceux de moins de trois ans, doivent faire l’objet d’une attention toute particulière dans en période de diffusion du virus grippal. Cette attention doit être renforcée pour les nourrissons de moins d’un an.
Une grande attention sera également portée aux nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque (prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de broncho-dysplasies et enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologies pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire ou d’une affection de longue durée).
Pour bien informer les parents, les assistant (e)s maternel (le)s, les responsables d’établissements accueillant des jeunes enfants les règles et les conduites à respecter en cas d’épidémie sont rappelées dans les trois dépliants ci-dessous.
Dépliant à l’usage des parents - 240.2 ko
Dépliants à l’usage des établissements accueillant de jeunes enfants - 258.2 ko
Dépliant à l’usage des assistant (e)s maternel (le)s - 246 ko
mardi 23 juin 2009
DREES : deux publications autour des modes de garde
Bonjour à tous,
La DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'évaluation et des Statistiques) a publié ces derniers jours deux nouveaux numéros de leur publication Études et Résultats autour de la Petite Enfance.
Études et résultats est une publication de la DREES. Parmi les sujets traités : les dépenses et systèmes de soins et de protections sociales, les revenus des professions de santé, l’aide aux personnes âgées, les retraites, l’accueil des personnes handicapées, les modes de garde…
Tous les numéros sont téléchargeables gratuitement au format PDF.
N° 695, juin 2009
Les dépenses pour la garde des jeunes enfants
Nathalie Blanpain, DREES
N° 694, juin 2009
Comment les parents s'arrangent pour garder les enfants en cas d'imprévu
Denise Bauer, DREES
mardi 28 avril 2009
Jardins d'éveil, structures Petite Enfance : pas de bébés à la consigne!
En
concertation avec la DGAS (Direction Générale de l’Action Sociale) et la CNAF (Caisse
Nationale des Allocations Familiales) depuis la fin de l’année 2008, l’ensemble
des organismes représentant les professionnels de la Petite Enfance vient de
lancer une pétition (www.pasdebebesalaconsigne.com)
pour dénoncer les projets actuels du gouvernement.
La volonté des
Pouvoirs Publics de développer l’offre d’accueil du jeune enfant avec la
création de 200 000 places
d’accueil d’ici à 2012 est légitime. Mais les propositions de modification du
décret du 20 février 2007, relatif aux établissements et services d’accueil, si
elles sont maintenues, s’orientent vers une dégradation de la qualité d’accueil
du jeune enfant.
Suite à l’opposition aux
mesures envisagées lors
des premières rencontres, le gouvernement
vient d’annoncer le 2 avril 2009, par la voix du directeur de cabinet de Madame
Morano, secrétaire d’Etat à la famille, que les taux d’encadrement des enfants
dans les établissements et services d’accueil ne seraient pas modifiés (un
adulte pour 5 bébés et un adulte pour 8 enfants qui marchent).
Cependant d’autres
dispositions pourraient être prises :
- Diminution de la qualification du personnel : la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) serait revue à la baisse.
- Projet de jardin d’éveil confirmé mais demeurant extrêmement vague, sauf pour le taux d’encadrement des enfants qui serait également réduit :
un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants
aujourd’hui.
- Augmentation des capacités d’accueil en surnombre portées à 20% au lieu de 10% actuellement.
Le
gouvernement veut à tout prix accélérer le rythme afin de pouvoir s’enorgueillir
des premières ouvertures de jardins d’éveil dès l'automne 2009. Or, les coûts
de fonctionnement proposés sont peu réalistes et on passe, à l’heure actuelle,
un peu vite sur le projet éducatif de ces structures.
Toutes les
annonces sont là pour rassurer les parents, mais si on gratte un peu, on voit
que sur les 200 000 places de garde, il n’y en a vraiment que 20
000 nouvelles en crèches de créer. On est loin des chiffres initiaux.
De plus, vouloir rentabiliser les
places existantes pour « créer » de nouvelles places est une belle
utopie ! Tous les professionnels sur le terrain le savent bien : même
avec un taux d’occupation à 100% au niveau des forfaits de garde, on ne peut
pas empêcher les enfants d’être absents pour congés des parents ou pour
maladie ou tout simplement des arrivées plus tardives le matin ou des départs plus tôt le soir. A partir de ce moment là, oui la structure n’est pas occupée tous les
jours à 100 % en réalité mais comment expliquez-vous aux parents qu’un
jour on doit refuser leur enfant pour des raisons de sécurité car la structure
a fait du surbooking, qu’aucun enfant est absent mais que du personnel manque
et qu’il est impossible d’accueillir des enfants car le taux d’encadrement
n’est plus respecté ?? Est-ce vraiment cela que les parents veulent pour
leur enfant ? Je ne suis pas sûr.
Si les
structures peuvent accueillir en surnombre jusqu’à 20% : où faisons-nous
dormir les enfants quand les dortoirs sont prévus pour 10 et qu’il en y a
12 ? Au prix du mètre carré, les espaces sont souvent calculés au plus
juste ? Que faisons-nous alors des normes de sécurité ??? Si les
subventions d’ouverture sont pour 40 enfants, il y aura 40 lits. Où trouve-t-on
les 8 lits supplémentaires ? On fait dormir plusieurs enfants dans le même
lit en même temps? Tout cela est absurde.
Ces idées
pour créer des places à coup de baguette magique sont bien sur le papier mais il
faudrait un peu plus de concertation avec les professionnels sur le terrain
pour être en phase avec la réalité.
samedi 4 avril 2009
100 000 places de crèche promises
Aujourd'hui, dans le JDD, Nadine Morano, secrétaire d'État à la Famille, a accordé une interview annonçant en avant-première la création de 100 000 places.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on est loin, TRES loin des 300 à 340 000 places suggérées par la rapport Tabarot.
Comme vous pourrez le lire, les jardins d'éveil seront mis en place à titre expérimental dès cette rentrée mais nous n'avons toujours pas plus d'éléments pour pouvoir envisager leur fonctionnement. Dommage.
Il n'y a plus qu'à attendre les "bonnes" annonces de Mme Morano dans la semaine...
mercredi 25 février 2009
France Inter : émission Service Public
Bonjour à tous,
l'émission Service Public de France Inter de ce jour traite du sujet "Faire garder son enfant à moindre coût" avec pour invités : Aurélien Ferron, journaliste Le Particulier, Jean-Laurent Clochard, responsable de la Petite Enfance à la Confédération Syndicale des Familles, Michèle Tabarot, Député des Alpes Maritimes, auteure du rapport sur le développement de
l’offre d’accueil à la petite enfance (Paris, La Documentation
française, 2008, Collection des rapports officiels), Martine Picouet, journaliste Le Monde, pour son article sur "Les résidences de vacances partagées".
Cliquez sur le lien pour retrouver l'émission en streaming ou en podcast.
DREES : Modes de garde et d’accueil des enfants de moins de 6 ans en 2007
Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)., Ananian S., Robert-Bobée I. Modes de garde et d’accueil des enfants de moins de 6 ans en 2007. in : Etudes et résultats, n° 678, février 2009, 8 p.
Études et résultats est une publication de la DREES. Parmi les sujets traités : les dépenses et systèmes de soins et de protections sociales, les revenus des professions de santé, l’aide aux personnes âgées, les retraites, l’accueil des personnes handicapées, les modes de garde…
Tous les numéros sont téléchargeables gratuitement au format PDF.
Au 1er janvier 2008, la France métropolitaine compte 2,4 millions d’enfants de moins de 3 ans et autant d’enfants âgés de 3 à 6 ans. Les enfants de moins de 3 ans sont surtout gardés par leurs parents : 63 % passent la majeure partie de la semaine avec eux. En dehors des parents, c’est l’accueil chez une assistante maternelle qui est le plus fréquent (18 %), devant la garde dans une structure d’accueil collectif (10 %). Les plus grands enfants sont scolarisés pendant la plus grande partie de la journée. Les parents restent les intervenants privilégiés pour s’occuper de leurs enfants en dehors de l’école : le mercredi, les trois quarts des enfants âgés de 3 à 6 ans passent la majeure partie de leur temps avec un de leurs parents ; les autres jours de la semaine, entre 16 heures 30 et 19 heures, c’est le cas de 83 % des enfants. Pour les plus jeunes, la garde par les parents s’accompagne souvent du recours à d’autres intervenants, le plus souvent les grands-parents, mais aussi une assistante maternelle ou une crèche.
dimanche 22 février 2009
Une étude de la Cnaf sur les conditions de garde des enfants
La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) a mis en ligne, le 17 février 2009, une étude sur les opinions et satisfaction des parents vis-à-vis des modes de garde (Dossier d'études n° 113 - février 2009).
Créés en octobre 1999, les Dossiers d'Etudes constituent une collection de documents de travail qui a vocation à héberger :
. Des synthèses de rapports de recherches
. Des résultats d'enquêtes par sondage
. Des études réalisées à la CNAF ou au sein du réseau des chargés d'études CAF
. Des travaux statistiques avec des commentaires et indications méthodologiques
. Des synthèses documentaires
Pour le télécharger : cliquez ici.
Source : Gazette Santé Social
mardi 17 février 2009
Quand la Petite Enfance n'intéresse personne
Bonjour à tous,
Suite au discours de M. Sarkozy sur la politique familiale, beaucoup de réactions s'attardent sur le congé parental. Hélas, trois fois hélas, la Petite Enfance n'intéresse toujours pas les médias et le grand public. Pourtant, le président de la République a annoncé 200 000 places de plus! Oui mais, quand il annonçait le droit opposable aux modes de garde il y a encore peu de temps de cela par l'intermédiaire de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, c'étaient 340 000 à 400 000 places qu'il fallait!! Quel recul!! C'est d'ailleurs bien pour ça que le Président n'a plus parlé de droit opposable...
Pour autant, la FNEJE vient de faire un appel à contribution pour faire des propositions autour des jardins d'éveil afin de ne pas subir encore les propositions du gouvernement mais bien d'être source d'idées. Car, derrière tout cela, se prépare un nouveau décret pour les structures Petite Enfance alors que le décret actuel ne date même pas de deux ans!
Il faut donc rapidement se mobiliser avant de subir encore des changements qui ne seront pas bénéfiques pour les enfants et pour les professionnels.
Cela commence par cet appel.
vendredi 13 février 2009
Et 200 000 places!
Bonjour à tous,
Lors de la réception des médaillés de la famille et des acteurs du monde familial, le Président de la République a prononcé un discours sur la politique familiale (vidéo ici).
Je vais m'attarder sur les annonces faites sur les modes de garde, sujet d'actualité pour notre Président et le gouvernement depuis quelques mois.
Déjà, vous apprécierez page 3 le paragraphe où notre cher président veut diminuer les charges patronales sur la politique familiale qui sont « pénalisantes pour la croissance et pour l’emploi ». Un député, M. Yves Bur va être chargé d’une mission « afin qu’il puisse faire des propositions permettant de conforter le financement de notre politique familiale, tout en limitant son impact sur l’économie. Parce que si on ne garde pas d’emplois en France, ce ne sera pas bon non plus pour les familles. »
Bref après avoir supprimé la taxe professionnelle pour 2010, Nicolas continue de faire des cadeaux à ses copains du patronat. Si avec ça on ne sait pas pour qui il dirige la France…
La Petite Enfance arrive page 6. Et là…
Nicolas Sarkozy ne parle plus de droit opposable aux modes de garde. C'est une nouveauté. Mais il souhaite quand même créer 200 000 places de gardes pour 2012, l'horizon électoral est toujours le même : la fin de son quinquennat.
Il y a déjà un "beau" paragraphe sur l’Assistante Maternelle (AM) qui peut garder dorénavant 4 enfants. Les règles, à quoi servent-elles ?? Faut pas exagérer, y’a pas que les conditions d’accueil qui comptent, le dévouement aussi. Rrrrrrrrrrr ! Excusez-moi, j’ai un chat dans la gorge…
Il faut plus s’attacher à la qualité de l’AM qu’aux règles, faire preuve "d’imagination et de souplesse"…
Si le Président lui-même annonce qu'il n'y a pas de règles, les 200 000 places vont vite être trouvées car pourquoi ne pas passer à 5 ou 6 enfants puisque les règles ne servent à rien!
Ensuite, voici les crèches… Mais pas n’importe les quelles, les crèches d’entreprises bien sûr !! Des mesures ont déjà été prises mais il faut encore plus inciter à les développer en faisant « sauter les verrous juridiques ou fiscaux qui peuvent poser des problèmes à certains employeurs qui voudraient s’investir dans ce domaine, à l’image de la récente réforme du crédit d’impôt famille. »
Je regrette que le Président ne mette en que le secteur privé lucratif des entreprises de crèches. Les besoins des parents sont variés, il faut que le secteur évolue pour y répondre au mieux mais ce n'est pas un type de structure qui va répondre à tous les besoins. Il faut inciter à ce que tous les types de structures publiques (municipales, communautaires) et privées (associations, parentales...) puissent continuer à vivre et faire des propositions pour répondre aux besoins locaux. L'entreprise de crèches ne sera peut-être LA solution partout.
Je vous mets en citation mon paragraphe préféré :
Parce que si l’on continue à faire des crèches simplement
au lieu où l’on habite et pas de crèche sur le lieu où l’on travaille, on va
continuer à écarteler les parents entre le lieu de travail et le lieu de garde des enfants ; ce qui va allonger la durée de
présence en établissement collectif des enfants et ce qui empêchera les
parents, à l’heure du déjeuner ou à la coupure des déjeuners, d’aller voir
leurs enfants et de maintenir un lien affectif. Il est très important de
développer ce mode de garde.
Et ben oui, tout le monde le sait bien, les parents quand ils passent deux fois dans la journée en structure et que les enfants subissent deux séparations au lieu d’une s’en portent deux fois mieux !!! J’hallucine !!
Au passage, vous remarquerez l'absence des jardins d'éveil... Complètement ignorés! A moins que cela soit plus du domaine de l'Education Nationale que de la Famille et de la Petite Enfance en particulier...
Bon, petite réaction à chaud.
N'hésitez à réagir aussi. C'est très important !!
Mise à jour le 16/02/2009 : article publié sur AgoraVox.
jeudi 27 novembre 2008
FNEJE : Un droit opposable à la garde des enfants à leurs dépens?

Communiqué de presse
La Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants rappelle son questionnement qui a fait l’objet d’un précédent communiqué sur :
- les propositions faites dans le cadre du rapport du Mme Tabarot paru en juillet 2008.
et tient à exprimer son profond désaccord avec :
- les propositions faites dans le cadre du rapport sénatorial de Monique Papon et Pierre Martin, paru le 4 novembre 2008, au sujet des jardins d’éveil.
- l’amendement adopté par la commission des affaires sociales du Sénat dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2009 (PLFSS 2009) le 5 novembre 2008.
- ainsi que les orientations prises par le PLFSS concernant les assistantes maternelles et l’expérimentation des MAM (Maison d'Assistants Maternels)
Les
différents rapports proposent de développer des jardins d'éveil
accueillant des enfants de 2 à 3 ans sur une amplitude horaire
similaire aux crèches collectives avec un taux d'encadrement de 1
adulte pour 12 enfants voire 15 dans le rapport sénatorial (contre 1
adulte pour 8 en crèche - Art n° 2324-43 du Code de la Santé Publique).
Si la FNEJE voit dans les jardins d’éveil l’expansion d’une
structure intéressante pour les enfants de 2-3 ans, qui les
accueilleraient de 7h à 19h sur l’ensemble de l’année, elle s’oppose totalement à un tel taux d’encadrement.
Notre expertise et notre longue pratique d’accueil des jeunes enfants nous permet d’alerter sur le fait qu’un travail éducatif, pédagogique visant à développer les capacités sociales, cognitives et motrices de l’enfant ne peut être envisagé de façon adaptée avec la présence d’un adulte pour 15 enfants.
- Comment comprendre ces propositions, alors même que le rapport dénonce l’inadaptation de l’école maternelle ?
- Comment comprendre ces propositions alors que les temps péri
scolaire (garderie du matin, du soir, les repas du midi et
les mercredis) gérés par les municipalités ou des associations
sont soumis aux normes de jeunesse et sport, et sont d’un animateur
pour 10 enfants de moins de 6 ans, et en accueil continu d’un animateur
pour 8 enfants de moins de 6 ans ?
- Est-ce ainsi que l’on considère les très jeunes enfants, futurs adultes de demain ?
- Comment répondre à ces objectifs quand seul un adulte est présent pour 15 enfants?
- Comment concilier situations d'éveil aux nombreuses tâches de
maternage : aide au repas, change, habillage, endormissement…?
- Enfin, comment garantir la sécurité physique et psychique de ces enfants dans de telles conditions ?
Ces enfants de 2 ans, dont il nous est bien rappelé « qu’il n’est pas un enfant de 3 ans », en pleine acquisition du langage, de la propreté et de la marche, depuis peu, sont dans la découverte du monde qui les entoure. Cette période d’expérimentation et de prise de risque nécessite l’accompagnement de professionnels disponibles et bienveillants pour les aider à grandir dans cetteétonnante période riche en acquisition motrice, cognitive et relationnelle…
Ces
enfants de deux trois ans ont besoin d’accompagnement pour
acquérir sereinement les premières règles de vie en collectivité.
L’amendement adopté par la commission du Sénat assouplit les règles
d'encadrement des crèches en prévoyant un adulte pour 6 enfants
qui ne marchent pas et un adulte pour 9 enfants qui marchent.
La FNEJE dénonce cet amendement très discutable sur un plan juridique.
Actuellement, tous les politiques se penchent sur le berceau de la
petite enfance et s'affairent pour trouver des places de garde et
non plus d'accueil. La FNEJE n’accepte pas cette régression
déplorable. Notre priorité, comme celles des familles, est
l'épanouissement et le bien être des enfants. Or, les
différentes mesures que le gouvernement souhaite mettre en
place vont à l’encontre de celle-ci.
Dans un contexte démographique favorable et alors que la qualité de
l’accueil collectif de la petite enfance est reconnue, c’est une
question de PRÉVENTION : si la société amoindrit la prise en
charge des jeunes enfants, elle devient préjudiciable à leur
développement et leur intégration.
Nous rejoignons les propos de l'UNAF (l'Union Nationale des
Associations Familiales) qui a réclamé le 27 octobre dernier que
les excédents financiers de la branche famille de la Sécurité
Sociale soient consacrés au développement des capacités d'accueil
collectif de la petite enfance.
Nous nous rallions totalement à la position du SNMPMI au
sujet de l’article 72 du projet de financement de la sécurité
sociale 2009, relatif aux assistant(e)s maternel(le)s.
La FNEJE insiste sur le maintien de la qualité d'accueil,
dont le taux d'encadrement en est le fondement, et réaffirme que
l’augmentation de l’offre d’accueil ne peut pas se faire au détriment
de la qualité.
Fait à Nantes, le 27 novembre 2008
La Fédération Nationale
des Educateurs de Jeunes Enfants
2, rue du Maréchal de Tassigny – 44000 NANTES
Tél : 02 40 47 53 64 – Fax : 02 40 47 00 97
E-mail : fneje-delegation@fneje.fr - Site : www.fneje.fr
