Le Blog d'Elliryc

Carnet d'un Éducateur de Jeunes Enfants souhaitant plus de reconnaissance pour sa profession

mardi 27 octobre 2009

Gratification des stages : l'ONES fait la proposition aux autres association de se regrouper

Un petit retour en arrière

L'application de la loi du 31 mars 2006 sur l'égalité des chances ainsi que celle du décret de janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages a produit de très nombreux effets pervers que les éducateurs spécialisés en formations ont subits de plein fouet. Cette mesure a donné lieu à l’un des mouvements de contestation les plus suivis de l’histoire des travailleurs sociaux. Tous les centres de formation ont été affectés à des degrés divers par des mouvements de grève et de blocage des cours jusqu’à juin 2008.
La circulaire du 27 février 2008 relative à la gratification des stagiaires dans le cadre des formations préparant aux diplômes de travail social est venue préciser  pour notre secteur, la
mise en œuvre de la loi. Plus tard, l'état a intégré le financement de ces gratifications et a encouragé les conseils généraux ainsi que les autres collectivités territoriales a suivre son
exemple. Pour autant, un certain nombre d'effets délétères ont perduré mais leur ampleur a été contenue par ces aménagements et dans la mesure où seuls les stages de plus de 3 mois étaient concernés.
Les annonces faites le 24 avril 2009 par le Président de la République ont très largement rebattu les cartes.  Ce dernier a affirmé : « Il n'est pas normal que les stages soient synonymes de précarité » et dans la foulée, le 27 avril, plusieurs membres du gouvernement, ont annoncé, devant le Comité des stages et de la professionnalisation des cursus universitaires (STAPRO), l’application de plusieurs mesures :
- tout stage de plus de deux mois sera rémunéré par une gratification d’au moins 30 % du SMIC ;
- cette règle sera appliquée dans la Fonction Publique ;
- l'État versera une aide exceptionnelle de 3 000 euros à l’embauche en contrat à durée indéterminée des jeunes stagiaires.

Dans son communiqué du 25 mai 2009, l'ONES avait affirmé que cette nouvelle disposition mettait en péril l'ensemble des formations des travailleurs sociaux et en particulier celle des éducateurs. Aussi dès le 1° juin 2009 notre organisation a fait passer à l'ensemble des députés un dossier étayant les difficultés d'application de cette mesure dans le champ du travail social. Le texte a été adopté et l'ONES a reçu un courrier du ministre du travail, Monsieur Xavier Darcos, par l'intermédiaire de Madame Fabienne LABRETTE-MENAGER, Député de la Sarthe pour affirmer l'engagement  de l'Etat. En effet, ce dernier a pris les dispositions pour neutraliser le coût des gratifications pour les établissements relevant de sa compétence et a sensibilisé les conseils généraux sur l'importance d'adopter une position similaire.   

La situation actuelle

Nous constatons plusieurs effets négatifs liés à cette mesure :
- une baisse très significative du nombre des terrains de stages pour les étudiants en travail social et plus particulièrement en ce qui concerne les éducateurs spécialisés.
-de très fortes disparités territoriales d'autant que contrairement à ce qu'a affirmé le Président de la République, les gratifications ne concernent pas la fonction publique.
-de très fortes disparités entre les étudiants selon leur statuts.
Par ailleurs, les critiques que nous formulions dans notre dossier se vérifient largement et nous relevons que les autres associations professionnelles ainsi que les organisations représentant les centres de formations viennent de présenter des analyses très convergentes à celles de l'ONES.

Quelle action ?

L'ONES estime que le moment est venu de l'action pour défendre les formations dans le travail social. Cependant l'expérience de la première vague des gratifications amène à mesurer dès le départ, un certain nombre de paramètres.
-Le secteur social et médico-social ne représente qu'une petite partie du champ d'application de cette mesure. Il est donc difficile de la contester complètement dans la mesure où ses effets peuvent être très bénéfiques pour luter contre la précarité étudiante dans d'autres secteurs (bâtiment, industrie..)
-Les propositions doivent être élaborées en intégrant très largement les acteurs de la formation des travailleurs sociaux.
-Les divisions internes des précédentes mobilisations ont pesé sur leur efficacité.
-Il est important de quantifier et mesurer le phénomène de raréfaction des terrains de stages.

En conclusion

L'ONES estime qu'il est fondamental de préserver le système de formation en alternance qui fait la particularité de nos métiers de l'éducatif et de l'accompagnement. Aussi nous considérons qu'il est urgent que tous les acteurs concernés se regroupent et harmonisent leur action. En conséquence, le président de l'ONES a fait parvenir un courrier aux présidents de l'ANAS, de la FNEJE, de France ESF et de  l'AFORTS pour leur faire la proposition  d'agir collectivement sur ce dossier de la gratification des stagiaires en formation dans le secteur médico social. 

Pour l’ONES,
Le Président
jean marie VAUCHEZ

O.N.E.S :  Route de Pavigny     39000 Lons le Saunier       www.ones-fr.org

mardi 6 octobre 2009

Communiqué Pas de bébés à la consigne

Pas_de_b_b_s___la_consigneA l’inverse, les mesures et projets gouvernementaux concernant les modes d’accueil et l’école maternelle convergent, en dépit des annonces ministérielles, vers une dégradation des dispositif existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants.

Il s'agit notamment :
- du projet de diminuer la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants (crèches, multi-accueils…) ;
- de l’extension des capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles de trois à quatre enfants et de la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement ;
- de la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d'ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches;
- de la perte de 68 000 places depuis 2000 pour cette tranche d’âge en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants, qui pourrait augurer d’une attaque plus globale contre l’école maternelle, malgré les propos du ministre de l'Education nationale.
Il en résulte :
- une atteinte inadmissible à la qualité d’accueil des enfants. En effet, selon de nombreuses études réalisées en France et à l’étranger, celle-ci serait liée à un ensemble de critères prenant en compte les niveaux de qualifications professionnelles, les taux d’encadrement, la taille restreinte des groupes d’enfants ainsi que des temps de réflexion sur les pratiques, qui favorisent une prise en compte de l’enfant et de sa famille dans une relation individualisée ;
- une croissance annoncée des capacités d’accueil, sans garantie d’une augmentation correspondante du personnel qualifié auprès des enfants ;
- une pénalisation financière supplémentaire pour les familles concernées, si le taux de scolarisation des 2-3 ans régresse.
- la pérennisation d’une situation où plus de la moitié des familles demeurent privées de tout véritable choix, ce qui conduit de nombreuses femmes à adopter une solution contrainte de retrait du marché du travail.

Cette dégradation des conditions d’accueil ou de scolarisation des jeunes enfants est inacceptable mais elle n’est pas inéluctable. L’exigence de qualité pour l’accueil des jeunes enfants est légitime et indispensable pour promouvoir leur développement et leur bien-être et répondre aux attentes de leurs familles, sur l’ensemble des territoires.

C’est pourquoi, nous nous mobilisons pour la reconnaissance de la spécificité des besoins d’enfants de moins de 3 ans lors de leur accueil en dehors du milieu familial et en collectivité, conformément aux connaissances scientifiques et pratiques acquises depuis 30 ans : à savoir la nécessité d’assurer au sein du groupe d’enfants un accompagnement en mesure de soutenir le développement singulier de chaque enfant.

Nous demandons en conséquence :
- le respect d’un taux d’encadrement d’au moins un adulte pour 5 enfants qui ne marchent pas puis d’un pour 8 enfants qui marchent en établissement d’accueil (sachant que ces taux sont de un pour 3 à un pour 5 avant trois ans dans plusieurs pays européens). En maternelle, nous demandons la présence d’un enseignant et d’un ATSEM à temps plein pour 15 enfants ;
- le maintien et l’amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés, par l’accroissement des places dans les écoles de formation (auxiliaires de puériculture, puéricultrices, éducatrices de jeunes enfants…) et par l’accroissement des postes d’enseignants et d’ATSEM, formés à l'éducation et à l’accompagnement de tout jeunes enfants ;
- l’arrêt des politiques publiques en défaveur des modes d’accueil collectifs et la promotion d’un plan de formation et de recrutement de professionnels qualifiés de la petite enfance ;
- l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale (40 000 en trois ans) et le rétablissement des postes supprimés. L’école maternelle ne doit pas servir de variable d’ajustement et doit au contraire être dotée des moyens nécessaires pour que chaque famille qui le souhaite puisse scolariser son enfant entre deux et trois ans dans des conditions adaptées à cet âge d’entrée à l’école maternelle ;
- le renforcement et le développement des structures et des dispositifs, publics ou à but non lucratif, pour l’accès aux modes d’accueil et à l’école maternelle des jeunes enfants, en privilégiant la continuité de l’accueil (0-3 ans en établissement d’accueil, 2-6 ans en maternelle) ;
- l’abandon des regroupements d’assistantes maternelles qui constitue le sommet de la déréglementation avec l’absence de tout encadrement et le maintien des contrats de gré à gré avec les parents employeurs ;
- l’abaissement du reste à charge financier pour les familles, leur permettant réellement d’accéder au mode d’accueil de leur choix, pour aller progressivement vers la gratuité des modes d’accueil.

Associations et syndicats, représentant les familles et les parents d’élèves, les professionnels de la petite enfance et de l’Education nationale, nous nous engageons conjointement et appelons tous les citoyens à nous rejoindre et se mobiliser pour atteindre ensemble ces objectifs.

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jeudi 1 octobre 2009

Pas de bébés à la consigne : nouvelle conférence de presse

 Pas_de_b_b____la_consigneUn collectif baptisé "Pas de bébés à la consigne!", regroupant une trentaine de syndicats et associations familiales et professionnelles a à nouveau mis en garde mercredi à Paris contre "les dangers" pesant selon lui sur l'accueil des tout petits en crèches et maternelles.

Ce collectif a notamment redit son opposition, lors d'un point de presse, aux "jardins d'éveil" pour les 2/3 ans, "avec des capacités d'accueil élargies et des niveaux de formation des personnels moins élevés" que dans les structures existantes en maternelles.

Le collectif déplore aussi la modification envisagée d'un décret sur l'accueil de la petite enfance.

Selon lui, avec cette modification, les titulaires d'un BEP ou CAP petite enfance seraient désormais considérés comme du personnel qualifié au même titre que les éducateurs de jeunes enfants ou les auxiliaires de puériculture, qui ont reçu des formations plus longues.

Ils seraient donc comptabilisés dans le taux légal de 50% de personnel qualifié minimum dans les crèches, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

"Nous allons vers une dégradation des dispositifs existants au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants", précise une déclaration commune du collectif.

"Il s'agit d'une déqualification, d'une marchandisation avec une volonté idéologique, comme pour l'aide à la personne, de réduire les coûts des services publics" selon Jean-Laurent Clochard, de la Confédération syndicale des familles, membre du collectif.

Pour les deux-trois ans, "68.000 places d'accueil ont disparu depuis neuf ans du fait des suppression massives de postes d'enseignants", a affirmé Gilles Moindrot (FSU).

"Pas de bébés à la consigne!", créé en mars 2009, demande notamment le respect d'un taux d'encadrement d'au moins un adulte pour cinq enfants qui ne marchent pas et pour huit enfants qui marchent.

mardi 15 septembre 2009

Vers une suppression du défenseur des enfants (communiqué)

DOMINIQUE VERSINI, DÉFENSEURE DES ENFANTS, DECOUVRE QUE LE GOUVERNEMENT A DÉCIDE DE SUPPRIMER LE DÉFENSEUR DES ENFANTS AU MOMENT DU 20ème ANNIVERSAIRE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT (CIDE)

Paris, le 15 septembre 2009

Alors que partout en France et dans le monde, se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, découvre avec stupeur les 2 projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres (9/09/09) qui suppriment l’Institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants et diluent ses missions au sein d’un nouveau Défenseur des droits.

Dominique VERSINI, qui n’a été à aucun moment ni consultée ni auditionnée (malgré les demandes de rendez-vous qu’elle a formulées auprès de l’exécutif dès la connaissance du projet de création d’un Défenseur des droits fin 2007), conteste à la fois la méthode, qui relève de la maltraitance institutionnelle1 ainsi que les 2 projets de lois qui posent de nombreuses interrogations :

Le nouveau Défenseur des droits, qui a été institué par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 sans que son périmètre soit défini au moment du vote, a pour but, selon le projet, de renforcer et de donner plus de cohérence et de lisibilité à la protection des droits et des libertés des citoyens en le dotant de pouvoirs renforcés. Si tel est le but, on ne comprend pas pourquoi le Gouvernement a décidé de limiter son champ d’intervention aux compétences du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), excluant de fait la protection de droits aussi fondamentaux pour nos concitoyens que ceux concernant les discriminations, le contrôle des lieux privatifs de liberté, la protection de la vie privée menacée par la multiplication des fichiers informatiques qui resteraient gérés respectivement par la HALDE, le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté (CGPL) et la CNIL.

La Défenseure des enfants exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans aucune concertation de dissoudre certaines autorités indépendantes et d’aménager une simple articulation avec d’autres.

Elle demande donc au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et à l’étranger.

Concernant plus spécifiquement les enfants :

La Défenseure des enfants rappelle que depuis sa création l’Institution a traité des réclamations concernant près de 20.000 enfants.

 

  1. La Défenseure des enfants considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de défense et de promotion des droits de l’enfant :
    • Les enfants (mais aussi leurs parents) ne s’adresseront pas facilement à un Défenseur des droits qui n’aura pas une compétence visible et spécialisée pour les enfants. Les modèles européens auxquels fait référence le projet de loi prévoient sous une forme ou sous une autre un Défenseur des enfants en tant que structure distincte ou adjointe du Médiateur général.
    • En matière de défense des droits de l’enfant le projet de loi marque un recul par rapport à la loi du 6 mars 2000 qui a confié au Défenseur des enfants la mission de défendre tous les droits fondamentaux des enfants consacrés par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé, et notamment la Convention internationale des droits de l’enfant à laquelle il n’est à aucun moment fait référence dans le projet.

      Cela ne pourra qu’entraîner une réduction des interventions que la Défenseure des enfants est amenée à faire régulièrement auprès des pouvoirs publics en faveur d’enfants qui vivent des situations qui ne sont pas formellement interdites dans le droit français mais qui sont contraires à leur intérêt supérieur au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant : par exemple, la présence d’enfants dans les Centres de rétention administrative, le traitement des mineurs étrangers isolés, l’accès aux soins des enfants de Mayotte, ... C’est donc l’Autorité morale et la force d’interpellation de la Défenseure des enfants à travers ses interventions et avis qui sont réduites.
    • Le projet de loi ne prévoit rien sur le maintien de la mission de promotion des droits de l’enfant qui est affirmé dans l’article 5 de la loi du 6 mars 2000, que la Défenseure des enfants a développé considérablement en 3 ans - en partenariat avec des conseils généraux de tout bord politique et avec l’Education nationale - par la création de 32 « jeunes ambassadeurs » faisant leur service civil volontaire auprès de son institution et ayant sensibilisé sur les droits de l’enfant plus de 50 000 enfants en trois ans dans 12 départements.

      Elle rappelle qu’elle anime également une équipe de 60 correspondants territoriaux qui la représentent sur tout le territoire. Leurs attributions (promotion des droits de l’enfant, médiations interinstitutionnelles de premier niveau lorsqu’un droit de l’enfant est menacé, liens avec les différentes autorités publiques, enquêtes de terrain sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, tutorat des jeunes ambassadeurs...) diffèrent de celles des délégués du Médiateur de la République. Le projet de loi ne dit rien sur le devenir de ces hommes et de ces femmes issus de la société civile qui, souvent depuis la création de l’institution, se dévouent à la cause des enfants.
  2. Dominique VERSINI rappelle que l’apport du Défenseur des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants

    En 3 ans elle a fait des propositions de réformes législatives sur des questions de société reprises par le Gouvernement (le statut des tiers beaux-parents, la situation des enfants dans les séparations parentales conflictuelles,...), des propositions d’améliorations de politiques publiques (le rapport sur les Adolescents en souffrance mis en application par la ministre de la Santé a entraîné la multiplication des Maisons des adolescents et des équipes mobiles de pédopsychiatrie), des recommandations relatives aux mineurs étrangers isolés, aux tests ADN, et à la justice des mineurs.
  3. L’Institution du Défenseur des enfants contribue à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat

    En 2009, a été réalisée une grande consultation nationale donnant la parole aux collégiens et lycéens sur 10 sujets qui les concernent (famille, éducation, discriminations, violences, justice, handicap, santé, expression et la participation ...). Leurs 200 propositions, rassemblées dans un livre d’or de la parole des jeunes et destinées au Président de la République et au Parlement, seront rendues publiques par leurs porte-parole à la Sorbonne le 20 novembre 2009.

    La Défenseure des enfants pense qu’il serait particulièrement opportun que le Gouvernement vienne à cette occasion expliquer aux jeunes le nouveau dispositif envisagé pour la défense de leurs droits.
  4. Dominique VERSINI va assurer la Présidence du réseau européen des 35 Défenseurs des enfants (European Network of Ombudspeople for Children)

    Ces Défenseurs des enfants se réunissent en assemblée générale à Paris du 23 au 25 septembre 2009 pour échanger leurs expériences en matière de respect des droits de l’enfant en présence de représentants du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne.

La Défenseure des enfants invite le Gouvernement, le Parlement et la presse à venir les rencontrer pour comprendre leurs différentes modalités d’organisation qui, dans tous les cas, identifient nettement la visibilité de la fonction de Défenseur des enfants.

Dominique VERSINI considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».

Pour mémoire :

Dominique VERSINI, conseiller d’Etat, ancien secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion (2002-2004) et Co-créatrice du Samu Social de Paris (1993), a été nommée Défenseure des enfants par décret du Président de la République le 29 juin 2006 pour une durée de 6 ans (2006-2012). Elle a succédé à Claire Brisset (2000-2006), actuelle médiatrice de la Ville de Paris.

» Communiqué de presse

1 : L’Institution du Défenseur des enfants comprend 28 permanents, 60 correspondants territoriaux et 34 jeunes ambassadeurs civils volontaires

lundi 14 septembre 2009

Un nouveau site pour la FNEJE

banni_re_FNEJE_nattransLa Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants fait sa rentrée et vous présente son nouveau site internet: www.fneje.fr

Mêlant esthétisme et facilité d'utilisation, vous y retrouverez des news sur l'actualité brûlante qui fait le quotidien des professionnels de la Petite Enfance.

Il présente également la Fédération, son but, ses moyens et son organisation (34 associations départementales).

Sa fonction de centre de formation y est clairement exposée avec ses Journées d'Etude Régionale et Universités d'Automne (programme et bulletin en téléchargement des Universités d'Automne de Perpignan).

Les étudiants trouveront également toutes les informations relatives à la formation d'EJE et les centres de formations proposant la préparation au diplôme.

Mais le site de la FNEJE, c'est également: les textes importants de la législation de la profession, des offres d'emploi et la pétition du collectif "Pas de bébés à la consigne, pour des modes de garde de qualité".

A cette occasion, plusieurs blogs d'associations départementales reprennent le nouveau graphisme.

A tout de suite sur le www.fneje.fr

lundi 25 mai 2009

Journée Internationale des Enfants Disparus : lancement du 116000

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Le gouvernement confie la gestion du dispositif aux acteurs de SOS Enfants Disparus.

A l’occasion de la Journée Internationale des enfants Disparus, la France lance le numéro d’appel « 116 000 Enfants Disparus ». Le gouvernement confie la gestion du dispositif aux acteurs de SOS Enfants Disparus : la Fondation pour l’Enfance et l’INAVEM.

L’année 2009 marque un tournant dans l’aide aux familles d’enfants disparus avec  le lancement d’une nouvelle numérotation homogène en Europe : le 116 000, numéro d’appel pour les enfants disparus. Son but est d’offrir aux parents et aux familles : 

•  accueil et écoute téléphonique 
•  suivi des dossiers tout au long des procédures
•  accompagnement dans les démarches auprès des services d’enquête et des autorités judiciaires
•  orientation vers les administrations et les associations spécialisée
•  orientation vers un soutien psychologique si nécessaire. 

Les écoutants et les chargés de dossiers sont des professionnels dûment formés et sensibilisés à la prise en compte des difficultés des familles et à l’évaluation de leurs besoins.

Des disparitions d’enfants qui augmentent chaque année

Sur 907 nouveaux dossiers suivis par SOS Enfants Disparus, 286 soit près de 30 % concernent les enlèvements parentaux. Le dispositif SOS Enfants Disparus accompagne les parents en détresse et prend en compte, dans tous les cas, la souffrance de l’enfant.
L’enlèvement parental n’est pas un conflit conjugal comme un autre. Il est important que la souffrance psychologique chez l’enfant soit plus largement entendue et prise en compte.

SOS_enfants_disparus_116000

A propos du 116 000 enfants disparus
116 000 Enfants Disparus est un service personnalisé d’accompagnement des familles dont l’enfant a disparu : disparition inquiétante, fugue et enlèvement parental. Ce dispositif a été créé à l’initiative de la Fondation pour l’Enfance qui en assure la gestion, avec l’INAVEM, depuis octobre 2004. Depuis sa création plus de 7 400 appels ont été traités et 2 500 familles ont été aidées.

Plus d’informations : www.sosenfantsdisparus.fr

Source : communiqué de presse

Pour plus d'informations : Dossier de presse

samedi 7 février 2009

[ONES] Communiqué sur la réforme de la CCN66

ONESBonjour à tous,

L'ONES (cf. article précédent) n'a pas tardé à réagir officiellement suite à son Assemblée Générale constitutive à la Convention Collective du 15/03/1966.

Je vous fais part de leur communiqué que je viens de recevoir (fichier PDF) : ONES Communiqué de presse CC 66

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mardi 2 décembre 2008

[Réaction] Pour les enfants de 3 ans : oui à la prévention, non à la prédiction

Communiqué de presse de Pas de 0 de conduite du 2 décembre 2008

 

Pasde0deconsuiteLe porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a fait  rechuter le gouvernement le 1er décembre 2008. Il a re-proposé la détection précoce dès trois ans des « troubles du comportement de l’enfant » pour faire face à la délinquance. Il a indiqué « cela a été dans beaucoup de rapports ». En 2006, le ministre de l’Intérieur d’alors voulait déjà mettre en œuvre une telle mesure, en expliquant que « tous les pédiatres et pédopsychiatres le disent... ».

 

Près de 200 000 signataires lui répondaient « pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans », à l’appel de la grande majorité des professionnels de la petite enfance, sociétés savantes dans le domaine de la pédopsychiatrie, de la santé publique, de la santé des adolescents, associations et syndicats du champ de la santé, de la psychologie, de l’éducation, etc. Tous refusaient l’amalgame entre difficultés psychologiques chez certains jeunes enfants et risque d’évolution vers la délinquance, tous dénonçaient la confusion entre prévention et prédiction.

 

Prenant en compte le débat scientifique et de société qui s’en suivit, lors du colloque de l’Inserm le 14 novembre 2006, le ministre de la santé Xavier Bertrand affirmait « la question du dépistage précoce de ces troubles [des conduite chez l’enfant et l’adolescent], ont pu faire naître le sentiment d’un amalgame entre troubles des conduites et délinquance des mineurs. Je refuse fermement cet amalgame. (...) Toute association systématique entre troubles du comportement et délinquance est non seulement infondée, mais elle amène forcément à des réponses qui ne sont pas les bonnes. ». Le Comité national d’éthique rappelait, dans son avis du 11 janvier 2007  qu’« Une médecine préventive qui permettrait de prendre en charge, de manière précoce et adaptée, des enfants manifestant une souffrance psychique ne doit pas être confondue avec une médecine prédictive qui emprisonnerait, paradoxalement, ces enfants dans un destin qui, pour la plupart d’entre eux, n’aurait pas été le leur si on ne les avait pas dépistés. Le danger est en effet d’émettre une prophétie autoréalisatrice, c’est-à-dire de faire advenir ce que l’on a prédit du seul fait qu’on l’a prédit. ».

 

Le collectif « Pasde0deconduite » qui a tenu deux colloques scientifiques et publié trois ouvrages sur ces questions depuis son appel de Janvier 2006, signifie vigoureusement que le débat a bien eu lieu, et rappelle que les instances professionnelles, politiques et éthiques se sont finalement rejointes dans un refus de confondre la prévention et la prédiction.

 

Mobilisé, « Pasde0deconduite » demande au gouvernement de tenir ces engagements.

 

"Pasde0deconduite" appelle les parents, les professionnels et les citoyens à refuser la mise en pratiques de ces dépistages sur les enfants et à s’opposer collectivement à toute nouvelle tentative de criminaliser de façon prédictive le destin des enfants de trois ans.

jeudi 27 novembre 2008

FNEJE : Un droit opposable à la garde des enfants à leurs dépens?

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Communiqué de presse

La Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants  rappelle son questionnement qui a fait l’objet d’un précédent communiqué sur :   

- les propositions faites dans le cadre du rapport du Mme Tabarot paru en juillet 2008.

et tient à exprimer son profond désaccord avec :

- les  propositions  faites  dans  le  cadre  du  rapport  sénatorial  de Monique  Papon  et  Pierre Martin, paru le 4 novembre 2008, au sujet des jardins d’éveil.

- l’amendement adopté par  la commission des affaires sociales du Sénat dans  le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2009 (PLFSS 2009) le 5 novembre 2008.

- ainsi  que  les orientations prises  par  le PLFSS concernant  les assistantes maternelles et l’expérimentation des MAM (Maison d'Assistants Maternels)

Les différents rapports proposent de développer des jardins d'éveil accueillant des enfants de 2 à 3 ans sur une  amplitude horaire similaire aux crèches collectives avec un  taux d'encadrement de 1 adulte pour 12 enfants voire 15 dans le rapport sénatorial (contre 1 adulte pour 8 en crèche - Art n° 2324-43 du Code de la Santé Publique).

Si la FNEJE voit dans les jardins d’éveil l’expansion d’une structure intéressante pour les enfants de 2-3 ans, qui les accueilleraient de 7h à 19h sur l’ensemble de l’année, elle s’oppose totalement à un tel taux d’encadrement.

Notre expertise et notre  longue pratique d’accueil des  jeunes enfants nous permet d’alerter sur  le fait  qu’un  travail  éducatif,  pédagogique visant  à  développer  les  capacités  sociales,  cognitives  et motrices de  l’enfant ne peut être envisagé de  façon adaptée avec  la présence d’un adulte pour 15 enfants. 

- Comment comprendre ces propositions, alors même que le rapport dénonce l’inadaptation de l’école maternelle ?
- Comment  comprendre  ces  propositions  alors  que  les  temps  péri scolaire  (garderie  du matin,  du  soir,  les  repas  du  midi  et les  mercredis)  gérés  par  les  municipalités  ou  des associations sont soumis aux normes de jeunesse et sport, et sont d’un animateur pour 10 enfants de moins de 6 ans, et en accueil continu d’un animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans ?
- Est-ce ainsi que l’on considère les très jeunes enfants, futurs adultes de demain ?
- Comment répondre à ces objectifs quand seul un adulte est présent pour 15 enfants?
- Comment  concilier  situations  d'éveil  aux  nombreuses  tâches  de maternage :  aide  au repas, change, habillage, endormissement…?
- Enfin, comment garantir  la sécurité physique et psychique de ces enfants dans de  telles conditions ?

Ces enfants de 2 ans, dont il nous est bien rappelé « qu’il n’est pas un enfant de 3 ans », en pleine acquisition  du langage,  de  la  propreté  et  de  la marche,  depuis  peu,  sont dans  la  découverte  du monde  qui  les  entoure.  Cette  période d’expérimentation  et  de  prise  de  risque  nécessite l’accompagnement de professionnels disponibles et bienveillants pour les aider à grandir dans cetteétonnante période riche en acquisition motrice, cognitive et relationnelle…   

Ces enfants  de  deux  trois  ans  ont  besoin  d’accompagnement  pour acquérir  sereinement  les premières règles de vie en collectivité.

L’amendement adopté par la commission du Sénat assouplit les règles d'encadrement des crèches en  prévoyant  un  adulte  pour  6  enfants qui  ne  marchent  pas  et  un  adulte  pour  9  enfants  qui marchent.

La FNEJE dénonce cet amendement très discutable sur un plan juridique.

Actuellement, tous les politiques se penchent sur  le berceau de la petite enfance et s'affairent pour trouver  des  places  de  garde  et non  plus  d'accueil.  La  FNEJE  n’accepte  pas  cette  régression déplorable.  Notre  priorité,  comme  celles  des  familles,  est l'épanouissement  et  le  bien  être  des enfants.  Or,  les différentes  mesures  que  le  gouvernement  souhaite  mettre  en place  vont  à l’encontre de celle-ci.

Dans un contexte démographique  favorable et alors que  la qualité de l’accueil collectif de  la petite enfance  est  reconnue,  c’est  une question  de  PRÉVENTION :  si  la  société  amoindrit  la  prise  en charge des jeunes enfants, elle devient préjudiciable à leur développement et leur intégration. 

Nous rejoignons les propos de l'UNAF (l'Union Nationale des Associations Familiales) qui a réclamé le  27  octobre  dernier  que les  excédents  financiers  de  la  branche  famille  de  la  Sécurité Sociale soient consacrés au développement des capacités d'accueil collectif de la petite enfance. 

Nous  nous  rallions  totalement  à  la  position  du  SNMPMI  au sujet  de  l’article  72  du  projet  de financement de la sécurité sociale 2009, relatif aux assistant(e)s maternel(le)s.
La  FNEJE  insiste  sur  le  maintien  de  la  qualité  d'accueil, dont  le  taux  d'encadrement  en  est  le fondement, et réaffirme que l’augmentation de l’offre d’accueil ne peut pas se faire au détriment de la qualité.

Fait à Nantes, le 27 novembre 2008

La Fédération Nationale
des Educateurs de Jeunes Enfants

2, rue du Maréchal de Tassigny – 44000 NANTES
Tél : 02 40 47 53 64 – Fax : 02 40 47 00 97
E-mail : fneje-delegation@fneje.fr - Site : www.fneje.fr

samedi 15 novembre 2008

Communiqué de presse Passerelles-EJE

passeje

L'équipe du site Passerelles-EJE (www.passerelles-eje.info), site majeur dans la profession des Éducateurs de Jeunes Enfants avec près de 70000 visites par mois, souhaite témoigner de l’inquiétude qu’elle observe sur son site concernant les dernières propositions du Sénat relatives à l'accueil du jeune enfant.

 

Ces propositions sont à resituer dans la volonté du Président de la République dès 2007 de mettre rapidement en place un droit opposable à la garde d'enfants permettant aux parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions en matière de garde d'enfants.

 

Ainsi, Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Solidarité annonce en février 2008 au Sénat que le gouvernement allait soumettre au Parlement «dès 2009» un projet de loi en ce sens, pour une mise en œuvre à partir de 2012.

 

Michèle Tabarot, député des Alpes-Maritimes, remet dans cette optique en juillet 2008 un rapport sur le développement des systèmes de garde pour les jeunes enfants. En voici les grandes lignes :

  • la proposition d’un congé parental plus court et mieux rémunéré
  • la création de « jardins d’éveil » pour les 2-3 ans, pour lesquels      les plages horaires seraient semblables à celles des crèches, mais      l’encadrement moindre ; les seniors participant également à      l’accueil.
  • l’évolution des fonctions des relais assistantes maternelles et      leur multiplication,
  • l’assouplissement des normes d’encadrement
  • la possibilité pour les assistantes maternelles de garder non plus      trois mais quatre enfants ;

 

Le 7 octobre 2008, la Secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, rappelle la volonté de mettre ce droit opposable en place pour 2012 et non pour 2015 comme le préconisait le rapport Tabarot.

 

Tout récemment, le 4 novembre dernier, c'est le Sénat qui fait deux propositions inquiétantes :

  • Un rapport sur « la scolarisation des jeunes enfants »      rédigé par les sénateurs Monique Papon et et Pierre Martin est rendu      public. Il reprend la proposition de la création de jardins d’éveil pour      les 2-3 ans du rapport Tabarot. A l'intérieur de ce nouveau rapport, est      préconisé un taux d'encadrement de 1 adulte pour 15 enfants (le      rapport Tabarot préconisait 1 pour 12).
  • Dans le cadre du Projet de Loi de Financement de

    la Sécurité Sociale

         pour 2009 (PLFSS), texte récemment adopté par l'Assemblée Nationale, le Sénat      propose d'y rajouter un amendement concernant le taux      d'encadrement des crèches collectives. Il précise que "dans      les établissements et services accueillant des enfants de moins de six      ans, l'effectif du personnel placé auprès des enfants est d'un      professionnel pour six enfants qui ne marchent pas et d'un professionnel      pour neuf enfants qui marchent".

 

Actuellement, le décret 2007-230 du 20 février 2007 réglementant l'accueil collectif du jeune enfant exige la présence d'un adulte pour cinq enfants qui ne marchent pas et d’un adulte pour huit enfants qui marchent (dont les 2-3 ans).

 

Nous déplorons que l'intérêt financier vienne dicter les évolutions du secteur de

la Petite Enfance.

Nous regrettons que de simples opérations mathématiques viennent répondre aux besoins de créer rapidement les quelques 350 000 places supplémentaires pour mettre en place ce droit opposable.

 

En ce qui concerne l'amendement proposé par le Sénat, il est apparemment discutable juridiquement parlant puisqu’il introduit en effet dans le Code de la santé publique (CSP) des dispositions qui ne relèvent manifestement pas du domaine législatif. Sommes-nous en droit d'espérer que cette petite phrase aux grands dégâts passe aux oubliettes ? Petite lueur d'espoir bien faible au regard de la tendance générale vouée à la rentabilité.

 

Parents, professionnels ou simples citoyens, venez réagir sur Passerelles-EJE. Ensemble nous pourrons rendre concrète une mobilisation de masse.

Contact : www.passerelles-eje.info




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