Le Blog d'Elliryc

Carnet d'un Éducateur de Jeunes Enfants souhaitant plus de reconnaissance pour sa profession

mardi 6 octobre 2009

Communiqué Pas de bébés à la consigne

Pas_de_b_b_s___la_consigneA l’inverse, les mesures et projets gouvernementaux concernant les modes d’accueil et l’école maternelle convergent, en dépit des annonces ministérielles, vers une dégradation des dispositif existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants.

Il s'agit notamment :
- du projet de diminuer la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants (crèches, multi-accueils…) ;
- de l’extension des capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles de trois à quatre enfants et de la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement ;
- de la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d'ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches;
- de la perte de 68 000 places depuis 2000 pour cette tranche d’âge en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants, qui pourrait augurer d’une attaque plus globale contre l’école maternelle, malgré les propos du ministre de l'Education nationale.
Il en résulte :
- une atteinte inadmissible à la qualité d’accueil des enfants. En effet, selon de nombreuses études réalisées en France et à l’étranger, celle-ci serait liée à un ensemble de critères prenant en compte les niveaux de qualifications professionnelles, les taux d’encadrement, la taille restreinte des groupes d’enfants ainsi que des temps de réflexion sur les pratiques, qui favorisent une prise en compte de l’enfant et de sa famille dans une relation individualisée ;
- une croissance annoncée des capacités d’accueil, sans garantie d’une augmentation correspondante du personnel qualifié auprès des enfants ;
- une pénalisation financière supplémentaire pour les familles concernées, si le taux de scolarisation des 2-3 ans régresse.
- la pérennisation d’une situation où plus de la moitié des familles demeurent privées de tout véritable choix, ce qui conduit de nombreuses femmes à adopter une solution contrainte de retrait du marché du travail.

Cette dégradation des conditions d’accueil ou de scolarisation des jeunes enfants est inacceptable mais elle n’est pas inéluctable. L’exigence de qualité pour l’accueil des jeunes enfants est légitime et indispensable pour promouvoir leur développement et leur bien-être et répondre aux attentes de leurs familles, sur l’ensemble des territoires.

C’est pourquoi, nous nous mobilisons pour la reconnaissance de la spécificité des besoins d’enfants de moins de 3 ans lors de leur accueil en dehors du milieu familial et en collectivité, conformément aux connaissances scientifiques et pratiques acquises depuis 30 ans : à savoir la nécessité d’assurer au sein du groupe d’enfants un accompagnement en mesure de soutenir le développement singulier de chaque enfant.

Nous demandons en conséquence :
- le respect d’un taux d’encadrement d’au moins un adulte pour 5 enfants qui ne marchent pas puis d’un pour 8 enfants qui marchent en établissement d’accueil (sachant que ces taux sont de un pour 3 à un pour 5 avant trois ans dans plusieurs pays européens). En maternelle, nous demandons la présence d’un enseignant et d’un ATSEM à temps plein pour 15 enfants ;
- le maintien et l’amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés, par l’accroissement des places dans les écoles de formation (auxiliaires de puériculture, puéricultrices, éducatrices de jeunes enfants…) et par l’accroissement des postes d’enseignants et d’ATSEM, formés à l'éducation et à l’accompagnement de tout jeunes enfants ;
- l’arrêt des politiques publiques en défaveur des modes d’accueil collectifs et la promotion d’un plan de formation et de recrutement de professionnels qualifiés de la petite enfance ;
- l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale (40 000 en trois ans) et le rétablissement des postes supprimés. L’école maternelle ne doit pas servir de variable d’ajustement et doit au contraire être dotée des moyens nécessaires pour que chaque famille qui le souhaite puisse scolariser son enfant entre deux et trois ans dans des conditions adaptées à cet âge d’entrée à l’école maternelle ;
- le renforcement et le développement des structures et des dispositifs, publics ou à but non lucratif, pour l’accès aux modes d’accueil et à l’école maternelle des jeunes enfants, en privilégiant la continuité de l’accueil (0-3 ans en établissement d’accueil, 2-6 ans en maternelle) ;
- l’abandon des regroupements d’assistantes maternelles qui constitue le sommet de la déréglementation avec l’absence de tout encadrement et le maintien des contrats de gré à gré avec les parents employeurs ;
- l’abaissement du reste à charge financier pour les familles, leur permettant réellement d’accéder au mode d’accueil de leur choix, pour aller progressivement vers la gratuité des modes d’accueil.

Associations et syndicats, représentant les familles et les parents d’élèves, les professionnels de la petite enfance et de l’Education nationale, nous nous engageons conjointement et appelons tous les citoyens à nous rejoindre et se mobiliser pour atteindre ensemble ces objectifs.

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lundi 14 septembre 2009

Un nouveau site pour la FNEJE

banni_re_FNEJE_nattransLa Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants fait sa rentrée et vous présente son nouveau site internet: www.fneje.fr

Mêlant esthétisme et facilité d'utilisation, vous y retrouverez des news sur l'actualité brûlante qui fait le quotidien des professionnels de la Petite Enfance.

Il présente également la Fédération, son but, ses moyens et son organisation (34 associations départementales).

Sa fonction de centre de formation y est clairement exposée avec ses Journées d'Etude Régionale et Universités d'Automne (programme et bulletin en téléchargement des Universités d'Automne de Perpignan).

Les étudiants trouveront également toutes les informations relatives à la formation d'EJE et les centres de formations proposant la préparation au diplôme.

Mais le site de la FNEJE, c'est également: les textes importants de la législation de la profession, des offres d'emploi et la pétition du collectif "Pas de bébés à la consigne, pour des modes de garde de qualité".

A cette occasion, plusieurs blogs d'associations départementales reprennent le nouveau graphisme.

A tout de suite sur le www.fneje.fr

vendredi 11 septembre 2009

Qui veut des jardins d'éveil ?

Nadine Morano a des difficultés à vendre ses jardins d'éveils aux communes. Les éducateurs craignent un affaiblissement de l'encadrement de la petite enfance. Et une préfiguration de la fin des maternelles. Quant aux communes, elles semblent peu pressées d'expérimenter le dispositif.

Difficile d'obtenir une info sur les jardins d'éveil auprès du cabinet de ­Nadine Morano. Il est vrai qu'il est sans doute trop tôt pour tirer les premières conclusions. Le lancement du dispositif ­remonte au 6 mai dernier, à Ville-en-Tardenois (Marne), petite commune de six cents habitants, dont le maire sans étiquette, Thierry Barba, assure que le projet, ficelé sur le plan administratif, ne sera pas opérationnel à la rentrée (voir ci-dessous). Bref, dans cette phase de décollage, l'enthousiasme est peu palpable.

Ville-en-Tardenois attendra 2010

Fin mai, la petite commune de Ville-en-Tardenois (Marne, 600 habitants) a eu droit aux égards de la République avec la visite de la secrétaire d'État, Nadine Morano. Thierry Barba l'assure, il est favorable aux jardins d'éveil. « La communauté de communes ne va pas créer de crèche sur notre territoire, nous sommes donc obligés de songer à d'autres solutions parce que nous manquons d'équipements ». C'est vrai, Thierry Barba n'est pas un fervent défenseur de l'école à 2 ans. « Je trouve que l'on enlève une partie de l'enfance aux petits. Mais je suis pour le maintien de la maternelle ». Nadine Morano veut aller vite sur les jardins d'éveil, mais même « sa » ville phare, celle qui a été choisie pour le lancement officiel, aura des difficultés à être dans les temps. « Nous ne démarrerons qu'en 2010 », assure le maire.

Chère maternelle

Pour le gouvernement, « les jardins d'éveil constituent une nouvelle offre d'accueil pour les enfants de 2 à 3 ans, adaptée aux besoins des ­parents et aux contraintes des territoires ». Le ­financement de l'expérimentation s'élèvera à 25 M. d'euros et sera assuré par la branche famille de la Caisse d'allocations familiales. Jusqu'en 2012, le dispositif sera expérimental : il portera sur 8 000 places et sera régulièrement évalué. Ces places d'accueil d'un nouveau genre entrent dans la volonté du gouvernement d'offrir d'ici à 2012, 200 000 nouvelles places, mieux adaptées aux attentes des familles. Or, pour beaucoup d'acteurs scolaires et d'élus, cette alternative passe mal. La ville de Paris a été une des premières à opposer un « niet » catégorique, pour trois raisons bien précises. La première concerne l'abaissement des normes d'encadrement, moins contraignantes que celles pratiquées en crèche : un adulte pour douze enfants au lieu d'un adulte pour huit enfants dans les crèches... La deuxième crainte relève de la fragilisation de l'école maternelle. Pour la ville, le gouvernement a pour projet de se désengager du financement de la scolarisation en maternelle des moins de 3 ans, voire au-delà dans un second temps, ce qui ­entraînerait des difficultés d'ordre pédagogique.  C'est la troisième raison du refus ­parisien : l'absence de scolarisation des moins de 3 ans impacterait négativement sur la trajectoire scolaire des enfants, ­notamment dans les quartiers populaires. « À Paris, il convient de souligner que la très faible scolarisation des enfants de moins de 3 ans (2 % contre 21 % au niveau national) s'est ­encore accentuée ces dernières années : 2 514 enfants de moins de 3 ans étaient scolarisés en 2000-2001, ils ne sont plus que 1 206 (dont 688 dans le secteur privé) depuis la rentrée scolaire 2008 », précise Colombe Brossel, ­adjointe à la petite enfance. À titre de comparaison, Paris reçoit 13 000 « 2-3 ans » dans ses établissements de la petite enfance.

Du côté des éducateurs des jeunes enfants, la tendance est au rejet. En Gironde, la ­Fédération des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE) dénonce une dérive : un « toujours plus de familles sans moyens supplémentaires », qui engendre un « épuisement professionnel ». Dans un communiqué, la fédération va plus loin, fustigeant la « création de lieux « déréglementés », microcrèches, collectifs d'assistantes maternelles, jardins d'éveil, sans projets précis ». Même son de cloche du côté des ­associations familiales. Le Conseil départemental des associations familiales laïques de la Loire (CDAFAL) assure, par la voix de sa présidente, Janine Sarkissian, que « le gouvernement s'apprête à démanteler le fleuron de l'Éducation nationale, à savoir l'école maternelle. C'est inacceptable pour les personnels, inacceptable pour les parents qui devront payer ces jardins d'éveil, inacceptable encore pour les communes qui en auront la charge ».

Pour la CNAF, « inutile de se faire peur »

Pour la CNAF, "inutile de se faire peur"

Lors de la réunion organisée par la SNEC-CFTC, Sylvie Le Chevillier, responsable du département Enfance et parentalité de la CNAF, a voulu faire œuvre pédagogique : « il est inutile de se faire peur pour le plaisir : les jardins d'éveil ne se substitueront pas à l'école maternelle pour la simple raison qu'ils coûtent plus cher ». L'intérêt financier sera évident pour les parents, puisque le jardin d'éveil sera « un tiers moins cher que les crèches ».  Les tarifs pour les parents annoncés par la CNAF sont en effet de 2,29 euros par jour (soit 45,84 euros pour une vingtaine de jours par mois) pour les familles ayant un revenu mensuel inférieur à 573 euros. Ce tarif journalier sera de 4,24 euros pour les familles gagnant un SMIC, de 8,48 euros pour deux SMIC, de 12,72 euros pour trois SMIC et de 17,80 euros pour les familles ayant des revenus supérieurs au plafond mensuel (4 450 euros). Sylvie Le Chevillier l'assure : « Nous veillerons à privilégier les compétences et les qualités humaines aux diplômes. Il pourra s'agir du personnel traditionnel de la petite enfance, mais nous voudrions aussi ouvrir les jardins d'éveil aux éducateurs spécialisés, aux techniciens de l'intervention sociale et familiale ou aux BAFD (brevet d'aptitude aux fonctions de directeur en accueils collectifs de mineurs). » Des propos que les éducateurs jeunes enfants ont du mal à avaler.

Pourquoi ne pas essayer les « classes passerelles » ?

À Lille, l'adjointe à la petite enfance, Lise ­Daleux, s'étonne que le gouvernement n'ait pas exploré plus avant la solution des classes passerelles : « Elles permettent aux jeunes ­enfants de découvrir l'univers scolaire tout en bénéficiant de l'encadrement habituel des crèches, assure-t-elle. Elle invite le gouvernement à mieux « prendre le temps de la ­réflexion ». Le 3 juin dernier, le Syndicat national de l'enseignement chrétien (SNEC-CFTC) a ­invité la Caisse nationale des allocations ­familiales (CNAF) à s'expliquer sur les jardins d'éveil (voir encadré). « Ce qui nous préoccupe le plus, c'est la perte de 100 000 places en maternelles pour les 2-3 ans depuis 2002. Il est clair à nos yeux que l'État se désengage », ­assure Fabrice Frénea, en charge de la petite enfance au SNEC. Pourtant, un enfant de 2 ans scolarisé coûte moins qu'un ­enfant ­intégré dans une crèche. « C'est de l'ordre de 4 660 euros par enfant (NDLR, chiffre 2008) et l'État n'en prend en charge que la moitié », ­assure-t-il. Avant de confier : « Je sens ce projet très mal parti. Il y a pas mal de résistances, jusqu'au cœur des conseils d'administration des CAF ». Le gouvernement dispose-t-il d'informations plus optimistes ?

Source : La Lettre du Cadre Territorial numéro 385 (1er septembre 2009)

dimanche 12 juillet 2009

Les Universités d'Automne de la FNEJE dans la Gazette Santé Social

Gazette_Sant__Social


publié le 10/07/2009

Du 12 au 14 octobre 2009 : Universités d'automne de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants

Carrefour d'échanges, d'information et de recherche, mais aussi instance représentative de la profession, UA_2009la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE) regroupe plus d'un millier d'adhérents. Ses 18e universités d'automne, intitulées « Savoirs, expériences et compétences pour des projets d'accueil créatifs », se dérouleront du 12 au 14 octobre à Perpignan.

La première journée, professionnels et étudiants seront invités à « Prendre conscience de l'utilisation de leur expérience et de leurs savoirs théoriques dans l'agir au quotidien ». Un exposé évoquera ainsi le passage des savoirs et de la pratique à  la compétence. Le lendemain, les participants pourront réfléchir au partage des savoirs et à  la communication. Une conférence plénière fera notamment le point sur l'avancée de la recherche en matière de psychologie du développement.

Enfin, la dernière journée s'organisera autour du mot d'ordre « Faire valoir nos savoirs ».

Lieu : Perpignan
Inscription. De 100 euros (chômeurs et étudiants) à  420 euros (prise en charge employeur).
Contact. Tél. 02 40 47 53 64, www.fneje.fr

Source : http://www.gazette-sante-social.fr/actualite/agenda-du-12-au-14-octobre-universites-d-automne-de-la-federation-nationale-des-educateurs-de-jeunes-enfants-12094.html

lundi 29 juin 2009

Reconnaissance au niveau Licence : l'ANAS, France ESF, la FNEJE et l'ONES écrivent au Président de la République

L'Association nationale des assistants de services sociaux (ANAS), France économie sociale et familiale (FESF), la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE) et l'Organisation nationale des éducateurs spécialisés (ONES) ont interpellé le président de la République, jeudi 25 juin, pour lui demander la reconnaissance au niveau licence des formations en travail social. Voici la lettre :

 

Monsieur le Président de la République,
Nous venons aujourd’hui soumettre à votre haute considération notre demande de débloquer et d’accélérer le processus menant, conformément au cadre européen, à la reconnaissance au niveau Bachelor (L) des professions du travail social.
Nos diplômes nécessitent trois années pleines de formation après le baccalauréat. Leurs niveaux respectifs ont à plusieurs reprises été relevés car les professionnels qualifiés
interviennent dans des domaines sensibles nécessitant la mise en œuvre de compétences fortes conjuguant savoir faire, savoir être et savoir théorique.
Or, La France se trouve être l’un des derniers pays européens où ne subsiste qu’une reconnaissance « bac+2 » pour ces formations et où les exigences européennes du Processus de Bologne ne sont pas encore appliquées aux formations en travail social.

Cette anomalie a des conséquences directes et graves.

  • La sous-évaluation génère le sentiment d’une forme de mépris envers nos professions. La mise à niveau que nous attendons constituerait un acte positif : une véritable reconnaissance de l’utilité et de l’importance de nos qualifications et compétences.
  • Elle limite les possibilités d’évolution en termes de carrières ou d’études. Dépasser cette situation renforcerait la motivation des professionnels, lesquels ne se sentiraient plus dans une « impasse professionnelle ».
  • Alors que les besoins sont importants, notamment en raison des départs de retraite, et des politiques sociales actuelles, elle renforce la baisse de l’attractivité de ces filières. Cette reconnaissance serait un signal positif pour celles et ceux qui souhaitent s’y engager.
  • Cette situation isole les professionnels et notre pays de l’Europe. Permettre de transposer un niveau d’études et de pouvoir exercer dans un autre pays sont des enjeux importants de cette réforme.

Aujourd’hui, le cadre européen vise à la convergence des systèmes de formation supérieure. Le Processus de Bologne entrera en vigueur en 2010. Les critères de Dublin, précisant les niveaux de compétences validant une formation et une profession au niveau Licence, s’appliqueront à partir de 2012. Nous soutenons que nos diplômes et professions sont conformes à ce niveau et nous pouvons dès à présent l’argumenter.
Deux possibilités s’offrent à la France. Attendre 2012 et adopter au dernier moment une reconnaissance d’ores et déjà légitime. Ou avancer dès aujourd’hui.

Monsieur le Président, vous avez fait avancer le dossier de la reconnaissance européenne des professions paramédicales à leur juste niveau d’études. Nous vous demandons la même initiative volontaire pour les professions de l’aide et du soutien en travail social. Vous avez ainsi l’occasion de permettre que se produise un événement que les professionnels attendent et revendiquent depuis des dizaines d’années.

Restant à votre disposition et espérant un engagement fort de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour : 
Madame MISLIN, Présidente de la FNEJE
Madame GRESSER, Présidente de France ESF
Monsieur VAUCHEZ, Président de l’ONES
Madame LEGLISE, Présidente de l’ANAS

Source : Passerelles-EJE

vendredi 10 avril 2009

Pétition : Pas de bébés à la consigne!

La volonté des Pouvoirs Publics de développer l’offre d’accueil du jeune enfant avec la création de 200 000 places d’accueil d’ici à 2012 est légitime. Mais les propositions de modification du décret du 20 février 2007, relatif aux établissements et services d’accueil, si elles sont maintenues, s’orientent vers une dégradation de la qualité d’accueil du jeune enfant.
Suite à la manifestation de notre opposition aux mesures envisagées, le gouvernement vient d’annoncer le 2 avril 2009, par la voix du directeur de cabinet de Madame Morano, secrétaire d’Etat à la famille, que les taux d’encadrement des enfants dans les établissements et services d’accueil ne seraient pas modifiés (un adulte pour 5 bébés et un adulte pour 8 enfants qui marchent).

Cependant d’autres dispositions pourraient être prises :
- Diminution de la qualification du personnel : la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) serait revue à la baisse.
- Projet de jardin d’éveil confirmé mais demeurant extrêmement vague, sauf pour le taux d’encadrement des enfants qui serait également réduit : un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans au lieu d’un adulte pour 8 enfants aujourd’hui.
- Augmentation des capacités d’accueil en surnombre portées à 20% au lieu de 10% actuellement.

Pourtant, les connaissances sur le développement du jeune enfant, l’expérience des professionnels, appuyées par de nombreuses études, permettent d’affirmer que la qualité d’accueil du jeune enfant repose sur des qualifications professionnelles, des taux d’encadrement et des temps de réflexion sur les pratiques, qui favorisent une relation individualisée et soucieuse du bien-être de l’enfant.

Or, les projets de modification du décret vont à l’encontre de ces conditions, comme les récentes mesures portant de 3 à 4 le nombre d’enfants accueillis par les assistantes maternelles.

Nous affirmons au contraire que toute évolution du dispositif des modes d’accueil pour les enfants et leurs familles doit reposer sur les principes suivants :
- Respect du développement singulier de chaque enfant
- Socialisation et éveil
- Professionnalisation des adultes travaillant auprès des enfants
En un mot, accueil de qualité, et non, gardiennage et  « mise à la consigne ».

De plus, chaque famille doit pouvoir accéder au mode d’accueil de son choix, et sans barrière financière, ce que ne garantit pas le projet de décret.

C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux modifications du décret sur les établissements et services d’accueil, et en demandons le retrait.

Nous nous engageons à nous mobiliser, et appelons parents et professionnels à nous rejoindre, pour que le développement de l’offre d’accueil rime avec la préservation de sa qualité.

Premiers signataires :
AFORTS (Association Française des Organismes de formation et de Recherche en Travail Social) ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association Nationale des Psychologues Petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées d’Etat), CADRESPE (Collectif d’Association de Directeurs et Responsables d’Etablissement et Services Petite Enfance), CEPAME (Comité d’Entente des Ecoles Préparant Aux Métiers de l’Enfance - Association regroupant des écoles d’auxiliaires de Puériculture et de Puéricultrices) CGT petite enfance Paris, FNEJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants), Passerelles EJE, SNMPMI (Syndicat National des Médecins de PMI), SNU CLIAS FSU, SUPAP FSU, UNSA petite enfance ville de Paris.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

samedi 14 mars 2009

Réunion de mobilisation le 11 mars 2009

Le 11 mars étaient présents ou excusés les associations ou collectifs suivants :

FNEJE, UFNAFAM, ANPDE, ACEPP, UNIOPSS, SNMPMI, UNCASS, collectif Provence verte, coordination des établissements associatifs de Paris, UNSA petite enfance ville de Paris, CGT ville de Paris + ? CEPAME, collectif qualité accueil du Nord ; ANAPSY.pe, ANAP.

Nous avons défini lors de cette réunion les points d'accord contre ce décret  :

  • le taux d'encadrement,
  • la déqualification du personnel,
  • les jardins d'éveil sur le taux d'encadrement de 1 pour 12.

A l'issue de cette réunion, un  projet de texte a été rédigé par la FNEJE, ANPDE, SNMPMI, UNSA Petite enfance ville de Paris, cette base de travail a été transmise aux partenaires concernés, sera amendée et retravaillée lors d'une réunion début  avril  où seront décidés des moyens d'actions :

conférence de presse, lettre pétition internet , courrier, lettre à Mme MORANO, information auprès des parents et tout autre chose qui pourrait être proposé.

La Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants.

dimanche 8 mars 2009

Et maintenant, mobilisons-nous!

Bonjour à tous,

Comme vous avez pu le lire dans le dernier article de ce blog, la FNEJE et l'UNSA petite enfance ville de Paris proposent une rencontre afin de réunir les professionnels de la Petite Enfance mercredi 11 mars prochain.

En effet, depuis la publication du désormais célèbre rapport Tabarot, les choses tendent à évoluer dans la Petite Enfance mais pas dans le sens souhaité par les professionnels.

Le gouvernement cherche encore et toujours à créer un maximum avec un minimum. Résultat : la qualité de l'accueil pourrait en prendre un sérieux coup si rien n'est fait.

Je lis dans beaucoup de forums, blogs et autres sites d'EJE et de professionnels de la Petite Enfance, que ce rapport est une catastrophe. D'ailleurs, si j'avais besoin d'être confirmé de mes lectures, le mot-clé que vous tapez le plus et qui vous fait découvrir le blog est Tabarot depuis de nombreuses semaines...

J'espère que cette réunion permettra : 1/ de réunir un maximum d'acteurs de la Petite Enfance, 2/ de commencer à médiatiser la Petite Enfance autrement que par les effets d'annonces du gouvernement, 3/ de ne pas oublier qu'au cœur des préoccupations que nous avons, il ne soit jamais oublié la place de l'enfant. Ben oui, on se bat quand même pour lui (et aussi pour nous, c'est important également)!

Que tous ceux et celles qui écrivent qu'il faut se mobiliser montrent l'exemple. C'est maintenant qu'il y a une possibilité. qui est proposée par la FNEJE et l'UNSA. C'est maintenant qu'il faut se bouger.

vendredi 6 mars 2009

Mobilisation Acteurs Petite Enfance

Paris et Nantes, le 6 mars 2009

Bonjour à tous et à toutes,

La DGAS travaille actuellement sur une modification du décret 2007 relatif aux établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans. Ce projet de texte est inspiré très largement du rapport Tabarot.

Il reprend notamment les points suivants : modification du taux d’encadrement dans les établissements petite enfance, création des jardins d’éveil, personnels de moins en moins qualifiés auprès des enfants…

Nous sommes très inquiets pour la qualité de l’accueil des jeunes enfants et nous ne pouvons cautionner des mesures aussi contraires à notre éthique professionnelle.

Pour l’UNSA petite enfance ville de Paris et la FNEJE, ce projet en l’état n’est pas envisageable.

Il faut maintenant faire savoir fermement au pouvoir politique notre opposition à ces mesures. Ensemble, nous pouvons faire beaucoup afin que ce projet de décret prenne en compte nos propositions déjà largement énoncées.

C’est pourquoi, nous vous proposons une rencontre pour échanger et décider ensemble de ce que nous pouvons faire :

Le mercredi 11 mars 2009 à partir de 14h00

L’UNSA petite enfance ville de Paris et la Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants (FNEJE)

Contacts :

UNSA : 01 43 47 84 87 ou  Christophe Harnois  crharnois@yahoo.fr

FNEJE : Christine Accolas-Bellec - 02 40 47 53 64 - fneje-delegation@fneje.fr

mardi 17 février 2009

Quand la Petite Enfance n'intéresse personne

Bonjour à tous,

Suite au discours de M. Sarkozy sur la politique familiale, beaucoup de réactions s'attardent sur le congé parental. Hélas, trois fois hélas, la Petite Enfance n'intéresse toujours pas les médias et le grand public. Pourtant, le président de la République a annoncé 200 000 places de plus! Oui mais, quand il annonçait le droit opposable aux modes de garde il y a encore peu de temps de cela par l'intermédiaire de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, c'étaient 340 000 à 400 000 places qu'il fallait!! Quel recul!! C'est d'ailleurs bien pour ça que le Président n'a plus parlé de droit opposable...

Pour autant, la FNEJE vient de faire un appel à contribution pour faire des propositions autour des jardins d'éveil afin de ne pas subir encore les propositions du gouvernement mais bien d'être source d'idées. Car, derrière tout cela, se prépare un nouveau décret pour les structures Petite Enfance alors que le décret actuel ne date même pas de deux ans!

Il faut donc rapidement se mobiliser avant de subir encore des changements qui ne seront pas bénéfiques pour les enfants et pour les professionnels.

Cela commence par cet appel.




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